Liberscribes/Poetry/Lifestyle/Smoking

Alors on fume

Une clope, deux clopes, on ne sait plus où s’arrêter
On a fini par fumer en l’air sa propre vie
Au début c’était juste pour déstresser,
Aujourd’hui les choses ont beaucoup changé
On ne peut plus s’en empêcher.
Désormais on coche la case “dépendant”
Parce que oui on a réussi à devenir accro
A cette merde qui silencieusement nous vole
Le peu de souffle de vie qu’il nous reste pour être.
Avec les potes, on se dit qu’on frime
Malgré l’avertissement “Le tabac nuit gravement à la santé” inscrit sur chaque boîte qu’on finit en 2, 4, 6.
Vers la mort on avance à grands pas, le sourire bête.
J’ai vu des frères foutre en l’air leur vie pour cette merde
Alors qu’en rien ils n’y étaient obligés.
Une Gitane, deux gitanes, quand est-ce qu’on sait
Que désormais on en est accro jusqu’aux os?
C’est fou comme la vie peut basculer pour un rien
Ce besoin de plaire et de faire comme les autres
L’autre jour le toubib a dit à X que ses poumons étaient pourris
Pour se venger, je l’ai vu tirer quelques clopes
Et quand j’ai voulu savoir, il a rigolé avant de me dire,
Si c’est ce qui me tuera, je préfère faire les choses à fond
Quelques clopes de plus, qu’est-ce que Ça peut bien me faire?
Aujourd’hui je me tiens sur sa tombe, lui qui a réussi à fumer sa propre vie.

Paterne Freeman Shadowriter, Entre Deux Vies, Poetry Volume

Photo Credit: Pinterest