A mon poète.

Poète au charmant sourire,
Vous qui prenez pour écrire,
Les vifs crayons de Latour,
Vous qui me contez l’histoire,
Sans beaucoup d’art oratoire,
De ces jours dorés d’amour,

Vous qui me parlez de vos vies,
De vos amours, de vos envies,
De vos peurs qui vous tourmentent.
Vous qui me confiez vos séjours,
Que vous vivez chaque jour,
Auprès de votre chère amante.

Vous qui me parlez de vos passions,
De vos rêves et de vos délires à l’occasion,
Comprenez enfin qu’il faut vous isoler.
Vous avez tellement l’air abattu,
Pendant très longtemps vous avez combattu,
Sans jamais avoir eu le temps de vous reposer.

Pendant toutes vos vies, vous avez su souffrir.
Vous n’avez pas eu assez de raisons pour sourire.
Et maintenant je vous en conjure mon poète !
Vous qui pour vous évader utilisez des mots,
Vivez une vie heureuse loin de tous vos maux.
Et ce malgré vos peines douloureuses et secrètes.

Centia Hss, Liberscribes

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