L’école

Quand Pierre Rabhi abordait la question de l’école dans la Convergence des Consciences, il a su souligner ce à quoi l’école devrait servir. En parcourant son œuvre, j’ai tout de suite laisser fuiter un sourire approbateur car j’ai toujours vu les choses sous le même angle que ce dernier.

Malheureusement pour l’écolier, sans aucune considération pour sa situation géographique puisque nous sommes tous piégés au coeur d’un monde au régime totalitaire dirigé par des affamés du contrôle qui croient savoir ce qui est bien pour huit milliards d’humains et autres espèces intégrées, les choses ne sont pas telles qu’elles devraient être.

Aujourd’hui, quand un être naît libre, l’école s’évertue à le rendre esclave. Ils appellent cela malicieusement l’éducation. Un crime odieux dont on acclame les coupables. Ce serait un doux euphémisme que de parler de simple tragédie car de toute évidence le gouffre ne fait que s’elargir au quotidien nous laissant impuissant face à un triste théâtre. Et de ce que j’ai appris, c’est bien cette situation qui met le monde à genoux aux portes du chaos.

Les systèmes éducatifs pour la plupart caducs de nos jours ont la vilaine réputation de former des robots qui ne sont nullement les fruits d’une véritable éducation. Ce ne sont que des machines prêtes à servir les sombres desseins d’une élite qui a bien fait de comprendre tôt. Malheureusement je l’avoue. Puisqu’elle s’en sert pour garder le monde sous contrôle.

D’ailleurs c’est bien parce que l’élite sait qu’elle n’existerait plus si chaque humain dénudé de l’amnésie et de l’ignorance embrassait son véritable être que nous sommes témoins de ce génocide identitaire que très peu s’accordent à voir.

L’école devrait servir un dessein plus noble et beaucoup plus puissant si nous n’étions pas victimes d’une machination dirigée par des assoiffés du contrôle comme je les appelle si affectueusement.

Il faut permettre à la jeune ou à la vieille âme quoique toutes les deux amnésiques peu importe l’enveloppe, de s’épanouir, de boire à la source du savoir et des souvenirs enfouis au plus profond du subconscient, mémoire pluridimensionnelle de l’être. L’école par définition étant un lieu dédié à l’apprentissage devrait enseigner à l’être la liberté d’être et lui inculquer des valeurs de base qui pourront servir à son épanouissement sans pour autant lui mettre des chaînes.

Au début, l’objectif était bien noble mais très vite tout a changé. L’homme étant ce qu’il est. D’aucuns se permettront d’avancer que le but de tout ceci dans une certaine mesure est d’éviter l’anarchie. Mais malgré ce semblant de contrôle, est-ce que cela a bien marché ? Chasser le naturel,il revient au galop. The world is on the brink of chaos.

Ne voyons-nous pas qu’aujourd’hui est appelé rebelle, l’être qui surpasse le conditionnement et cherche à reprendre sa liberté ? On se permet librement d’être dupe pour appartenir. C’est beaucoup plus facile et le rebelle reste mal vu. Heureusement pour l’âme rebelle car elle est préparée à faire front.

Jai vu l’école et ce qu’elle fait de l’être et j’en suis venu à la conclusion que cette école sous sa forme actuelle n’aide en rien l’être à s’épanouir comme il le faut. Elle ne lui accorde même pas la liberté de réfléchir dans la plupart des délimitations africaines. Le constat reste triste quand on voit le nombre inquiétant de diplômés sans culture qui se prétendent intellectuels.

La plupart vont dans la direction qu’on leur montre sans se poser les bonnes questions. Ils acceptent des concepts et des théories sans aucune remise en cause. Ils embrassent des enseignements sans presque jamais prendre le risque de réfléchir par eux-mêmes pour mieux cerner le pourquoi du comment des choses. On ne veut que les parchemins et les titres.

Aujourd’hui, une question reste maître de mes tourments, l’école formelle de nos jours- A quoi est-ce que cela sert véritablement ? Et mis à part les parchemins offerts au mérite ou non, qu’est-ce qu’elle offre véritablement, l’école formelle du 21è siècle ?


Paterne Freeman Shadowriter, Les Chroniques Éducatives d’un Monarque autodidacte.

Photo Credit: Internet