Le vent était si doux,
Le chemin était paisible.
Un grand silence régnait.
De mes pauvres yeux,
Je pouvais l’apercevoir.

Elle était allongée sur un tapis.
Il était de couleur bleu marine.
C’était sa couleur préférée.
Pourtant elle n’était plus là,
Pour contempler ce qu’elle aimait.

N’est-ce pas seulement hier,
Au milieu d’une joie immense,
Que je t’ai vue naître?
Ooh belle muse adorée,
Spectre insaisissable.

Qu’as-tu fait à Dieu,
Pauvre âme innocente,
Pour qu’il envoie son ange,
Des ténèbres, la mort,
T’enlever à moi de si tôt?

Combien d’être cher à moi,
Faudrait-il encore perdre,
Avant que l’ange de la mort,
Ne cesse de s’acharner sur moi,
Et sur les gens qui me sont si proches ?

Ah! Combien encore ?
J’ai bien besoin de le savoir car
Beaucoup sont partis un peu trop tôt
Depuis quelque temps laissant derrière eux,
Les gens qu’ils aimaient de tout cœur.

Puisque le maître de l’Univers,
A voulu que tu le rejoignes auprès de lui,
Vas donc ! Et meurs !
Ton passage ici sur terre n’a pas été inutile car
Tu as su donner le sourire aux êtres que tu aimais.

Innocentia Houessou, Liberscribes

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