Vous n’imaginez pas qui je suis
Vous ne savez pas qui me fuit
Vous n’avez idée de mon histoire
Vous êtes ignorant de ma vie illusoire

Je suis le cœur meurtri
De l’âme qui souffre
Jour et nuit , visage flétri
Perdu au fond du gouffre

Je suis ce soleil voilé
Qui ne peut , une de ces fois ,
Aider , changer , rendre droit
Un soleil voilé dans un monde hâlé

Je suis l’âme de la rivière
Qui tarit , où au printemps
Se reflecte le soleil ardent
Hélas , elle tarit , cette rivière

Qui suis-je vraiment
Je suis cette beauté noire
Du grand Royaume notoire
De la Grande Culture d’espoir

Je suis cette beauté , oui
Je suis cette belle peau
Mais je suis sujet qu’on ouït
Partout , j’y laisserai ma peau

Je suis l’arbre qui chante
Un chant d’amour , de joie
Et qui parfois manque de voix
Pour crier haut son manque

Je suis la bouche du monde
De nos jours , immonde
Voyez ,je suis malheureux
Ô ciel , que c’est langoureux

Je suis ce guerrier de l’encre
Visant à changer l’esprit cancre
Mais voyons ,je perds le sourire
Soudain , mon cœur cesse de reluire

Suis-je qu’une faible âme
Qui subit les affres de l’univers
Parfois injuste et pervers ?
Suis-je un chasseur sans arme ?

Suis-je ce visage à l’aurore
Qui contemple la beauté sans pareille
De la la nature ? Ou encore
Suis-je cet esprit avec fiel
Qui se perd à raison ou à tort ?

Suis-je ce courageux ange
Qui chaque jour se ménage
D’offrir aux démons du paradis
Un sourire au goût d’ambroisie ?

Je suis beaucoup de choses
Je vis , j’écris pour des causes
Je suis ma Muse
Je vis , j’écris je m’amuse

Je suis ce que je suis
Sans penser à ce que tu penses
Je suis moi , je fuis qui me fuit
Je fuis la ruse , je fuis l’ennui
Parfois je suis fou , je chante, je danse

Je suis à la fois
Vous et moi
Je suis cet enfant qui rêve
D’être la sève
Qui nourrit l’amitié
Pour sauver l’humanité

Michel Abimato, Liberscribes

Photo Credit: DaHomie