Je déteste énormément l’hôpital et ça me donne la chair de poule quand j’y pense. Vous voulez savoir pourquoi ?
Parce que quelqu’un que j’aimais énormément s’y étais rendu et n’est jamais revenu malgré qu’il me l’avait promis.
Quelqu’un que j’ai tant aimé de tout mon cœur, lui qui m’écoutair et qui me comprenait est désormais parti à jamais.
Qui aurait cru que ce jour où tu partais à l’hôpital, où tu me disais à bientôt tu ne reviendrais plus ?
Qui l’aurait cru ? Personne! Je dis. En tout cas pas moi. Je ne le pensais pas. Je me disais que tu allais guérir.
Parce que tu avais promis. Une promesse, Ça se tient.
Je pensais vraiment que tu allais revenir et qu’on allait recommencer nos disputes de tous les jours.
Ces moments qui donnaient un sens humain à notre folle aventure.
Pourquoi m’avoir promis revenir une fois à la fin de ton traitement si tu savais bien que c’était la fin ?
Pourquoi m’avoir laissé croire au miracle de ta guérison?
Pourquoi ?
J’aurais aimé que tu restes auprès de moi jusqu’à ce que le temps s’arrête.
Jusqu’à ce que le monde s’écroule, j’aurais voulu que tu sois là auprès de moi comme tu me le disais toujours.
J’aurais aimé que tu m’apprennes comment vivre sans toi avant que tu ne partes.
J’aurais aimé que tu saches que loin de toi, loin de tes bras qui m’enlacent je me noie.
Loin de ton sourire, de ta voix qui soupire dans mes oreilles je me sens vide.
Moi qui croyais vivre une belle histoire d’amour qui ne s’arrêtera jamais.
Moi qui pensait avoir réussi à trouver l’homme de mes rêves, mais à mon réveil tu n’étais plus là.
Le toubib a dit que tu l’avais rompu, ton contrat avec ce monde.
Désolé si jamais en face je n’ai su te dire combien de fois je t’aimais et que je t’aime toujours,
Que sans toi je me perds.
Je me disais qu’on avait encore assez de temps pour se parler, se dire tout ce qu’on ressentait.
Je me disais qu’on avait encore toute notre vie pour planifier notre futur.
Désolé de ne pas te l’avoir dit, mon amour.
L’Univers n’a pas du tout été gentil envers nous.
Dis-moi, désormais que vais-je faire lorsque seule dans la chambre je penserai à toi ?
Comment vais-je survivre à ces instants sans toi, sans ton visage qui me colle, sans ton sourire qui m’illumine ?
Si tu savais combien de fois je regrette de t’avoir laissé ce jour-là partir pour l’hôpital.
J’ai terriblement mal au cœur quand je repense à tout nos meilleurs moments.
L’Hôpital m’a arraché un être très cher et que jamais je ne compte oublier de toute ma putain de vie.
Jamais je ne t’oublierai. Jamais !

Innocentia Houessou, Liberscribes

Photo Credit: DaHomie