A nous souvent je repense.
Au coeur de chaque nuit à notre vie à deux je repense
A notre histoire, en colère à nouveau je cogite.
Quand je pense que désormais nous sommes au passé.

Et toutes ses caresses, était-ce un jeu ?
Que fais-tu donc de toutes ces promesses faites?
Iras donc tu les refaire ailleurs? Pour ensuite filer à l’anglaise ?
Comment as tu donc pu tourner la page sans me demander si j’ai fini de la lire?

De ces soirs il m’arrive de rêver
De me convaincre que tout ceci n’est qu’un cauchemar
Et qu’au réveil à mes côtés tu seras, blottie dans mes bras, à notre vie, notre amour, un sens donner.
Hélas je me réveille, Obligé de constater que ton odeur a quitté les draps.

Ainsi inéluctable devient-elle, la réalité qui désormais maître de moi est.
Celle qu’aucun sommeil ne peut obliterer soit-il profond ou non.
Celle qu’aucune larme ne peut effacer, celle de ton départ si soudain.

Alors souvent il m’arrive de me demander,
Valent-ils la peine d’être vécus à nouveau?
Les souvenirs d’un coeur brisé une fois de plus émietté,
Parce qu’au fond je le sens, plus rien en moi ne bat.

Et quand aujourd’hui j’aperçois ces amoureux dans la rue de Valentin
Piqués par Cupidon qui à ce jeu s’adonnent souvent pour ensuite de nos chagrins se nourrir,
A notre passé je repense
Hélas il n’a plus de visage. Spectre !

Paterne Freeman Shadowriter

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