Elle faisait tout ce qu’il demandait sans même poser de question.
Elle était même prête à se blesser, probablement prête à mourir rien que pour plaire à son homme.
Elle savait qu’elle se suicidait doucement, encore, et encore et pourtant elle semblait s’y plaire.
Elle a dit l’autre jour: Il n’y a pas mieux ailleurs. Elle a osé penser qu’elle n’avait pas d’autre choix, pas meilleur choix.
Pas d’autre choix que d’être une fille apprivoisée qui mourait doucement pour nourrir son ego narcissique.
Elle a abandonné librement la beauté de son caractère sauvage parce qu’elle pensait que c’était un soulagement pour sa dangereuse liberté,
Liberté qu’elle aurait explorée si seulement on lui avait dit que le vrai bonheur résidait dans la beauté intérieure ou dans la liberté,
La liberté de rester fidèle à soi-même sans avoir à chercher à plaire,
Sans avoir à sacrifier cette indépendance pour être la partenaire idéale, la partenaire parfaite,
Partenaire dans une relation empoisonnée qui ne laisse aucune chance de respirer,
La chance de respirer l’air pur de la liberté, la liberté d’être, la liberté de penser, la liberté de se découvrir.
Elle préférait être une fille apprivoisée plutôt qu’une belle créature sauvage qu’elle était faite pour être.
Parce qu’elle aimait pleurer, Pleurer quand il levait ses mains sur elle.
Les larmes aux yeux chaque fois que je la vois,
Elle est une érudite, Pourtant, une fille apprivoisée.

Paterne Freeman Shadowriter, Mille Vies Dans Une Caboche, 2019.

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Photo Credit: Strid