T’as un truc qui change, qui chamboule tout,
Ce truc qui transperce l’âme, qui rend fou,
Cette vivacité d’esprit qui emballe et qui perle,
Hey, vois-tu de quoi je parle?

Puis t’as ce regard noir dans la face,
Qui avec force embrase mon cœur.
Ce regard obscur qui emmerde les garces,
Oui ce regard qui parfois me fait peur.

T’es pas normale, t’as un sourire de conne.
T’es si vaste, t’as même pas de bornes.
Mais il y a ta hargne qui me fascine
Et ta façon d’être de vue jusqu’à la racine.

T’es si énigmatique voire magique.
Ton souffle trahit ton physique.
C’est ton calme qui prévoit du lourd,
Pendant que ton mouvement met à bout.

Et quand tes vagues se lèvent,
Mon cœur crie ton nom.
Puis d’un coup je me lève,
Pour admirer ce si beau don.

Au premier regard tu es intouchable.
Tu te montres dure et inébranlable.
T’as beau être sarcastique et rude,
Mais il y a ton for qui crie solitude.

Je viendrai te voir tous les soirs,
Car t’es inoubliable.
Mais ne me gratifie pas du noir,
Car je suis affable.

Toi t’es l’une des fortes vagues,
Si belle à regarder sans s’en lasser.
Tu pues le désir à chercher une bague,
Puis l’enfiler à une dame blessée.

T’es encore comme la pluie .
Tu me rafraîchis chaque nuit.
Tu sens l’espoir et tu sens la vie.
Si douce, tu me berce dans mon lit.

T’es tellement de choses à la fois.
T’es aussi la déesse du froid.
T’es ancrée dans ma tête à moi.
T’es calée dans le fond de mon regard.

Zénaïde Godonou, Liberscribes.

Photo Credit: Queen I.