Il n’est pas encore trop tard pour parler de lui.
D’ailleurs il n’est jamais trop tard pour parler de quelqu’un qu’on aime.
Quelqu’un qui occupait et qui occupe toujours une place dans notre cœur.
Depuis qu’il n’est plus, quatre jours se sont écoulés.
Le temps est resté pourtant figé au coeur de la douleur.
Et dans ces moments, on sait ce que ces quatre jours signifie pour nous.
Comme une lampe, une flamme ardente, il s’est éteint.

Qu’as-tu donc fait pour mourir de si tôt,
Noble créature, belle image de Dieu,
L’être qui donnait la joie autour de lui.
Ne suffisait-il pas à l’ange de la mort
De nous enlever la première personne la plus chère,
Pourquoi a-t-il fallu qu’il nous enlève le deuxième être ?
Pourquoi faut-il perdre encore d’autres êtres si importants pour nous ?

De tout ce qu’il a eu à faire, de bon ou mauvais,
Qu’il était humble ou fier, triste ou gai, ou encore,
Qu’il était un être méprisable de tous,
Cet homme, tel qu’il est, cet être fait d’argile,
Avait un très bon cœur. Je le savais.
Au fond de moi je savais qu’il était un homme de cœur,
Oui tu le savais. Tu sentais ta fin proche.
Tu nous parlais mais on ne voulait pas comprendre.
Tu savais que ce soir là, tu allais t’en aller.
Voyage donc en paix.
Puisque c’est de Ça qu’il s’agit. The final trip.
Ta mort est douce et,
Tu as su accomplir ta tâche avant de t’en aller.
Ton corps était abattu du mal de ta pensée,
Ton âme est immortelle, au temps elle va donc survivre.
Tes os dans le cercueil finiront par faire très vieux.
Cependant,
Ta mémoire, ton nom, et ta gloire ne périront jamais,
Ton âme immortelle se reposera et tu t’en souviendras,
De l’autre côté du rideau,
Que tu fus un grand génie ici, sur terre,
Et tâche toi de te rappeler que ta mission continuera.
Elle n’est pas terminée et ça tu le sais.
Tu as juste changé d’enveloppe, et peut-être de dimension.
Elle se déroulera désormais dans l’au-delà.
Là où aucun vivant ne traine et pourtant,
Les morts ne sont pas morts dit-on.
Je le sais. Je le sens.
Et je sais que tu vis toujours parmi nous,
Seulement que désormais, l’ombre sera ton alliée.

Innocentia H, Liberscribes.

Photo Credit: ‘Dahomie