Du temps où je vous avais pour amie,
Lorsque nul garçon plus fort que moi,
N’entourait de ses bras votre épaule, ma mie,
J’ai vécu joyeux et plus heureux qu’un roi.

Quand pour moi vous étiez la plus chère,
Et qu’à mes yeux, votre vie vallait plus que la mienne,
J’ai vécu plus heureux et très fier,
D’avoir réussi à faire de vous mienne.

Moi me rappelant de vous à chaque instant,
Du son de votre charmante voix qui m’enivre,
Je m’en souviens encore maintenant,
Et si pour tout oublier, je suis prêt à cesser de vivre.

Que vous ai-je fait pour mériter ça de votre part ?
Eh bien! Ce fut sans doute une horrible misère,
Mais, je comptais bien avoir des réponses de votre part,
Hélas, qu’importe encore ? O ma très chère amie.

À présent pour moi vous n’êtes qu’une étrangère,
Et si par hasard ces regards dans les miens à nouveau sont confondus,
Je les laisserai passer comme une poussière,
Et je n’y repenserai plus.

La foudre peut maintenant tomber sur ma tête,
Même si jamais ce souvenir ne peut m’être arraché,
Comme un amoureux brisé par la tempête,
Avec courage, je saurai m’y attaché.

Je me dis seulement, à cette heure, en ce lieu,
Un jour, je fus aimé, et j’aimais, elle était très belle,
Mais je ne pourrais que rendre grâce aux dieux
Car je ne pourrai plus marcher vers son cœur à elle.

Innocentia houessou

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