Adieu mon Chaste Amour.

Un soir, nous étions seuls.
J’étais assise tout près de lui.
Il penchait délicatement sa tête sur moi,
Et se laissait être tout en rêvant.
Je lui caressais les cheveux,
Avec mes mains toute moites.
Nous étions là, tous les deux,
A écouter les bruits,
Qui sifflaient au coeur de la nuit profonde.
Les fenêtres étaient légèrement,
Entr’ouvertes et
Laissaient venir à nous,
Les parfums de la douce nuit.
Les vents étaient très calme.
Comme s’ils savaient.
Le dehors était désert.
Nous étions seuls,
A deux, on était pensifs.
Il venait juste d’avoir,
Ses 18 ans et moi,
J’étais dans ma 17ème année.
Je le regardais dans les yeux.
Il était tout pâle,
Avec un sourire timide.
Ses grands yeux noirs,
Qui pour moi s’éteignaient peu à peu.
Ses cheveux, longs, noirs et frisés,
Désormais au sol peu à peu se logeaient.
Cependant,
Il restait d’une beauté qui rayonnait.
Je n’aimais que lui au monde.
Je l’aimais un peu trop,
Plus que la normale.
Il représentait une partie de mon âme.
Je l’aimais plus que tout.
Pendant un instant,
Dans la salle d’urgence,
Nous nous tûmes longtemps.
Un grand silence régnait,
Dans cette salle d’urgence.
Je le regardais si triste et charmant,
Je ressentais dans son âme,
Chaque mouvement qu’il essayait de faire.
C’était déjà trop tard pour lui.
Bryan allait mourir.
Il venait d’atteindre sa phase terminale du cancer signalait le toubib.
Comment ce visage si jeune et innocent,
Et cœur si pur et tendre,
Allait s’éteindre? Pourquoi lui?
Il me regarda avec ses grands yeux,
Et vit son image dans les miens.
Son sourire semblait d’un ange.
Il fredonnait tout bas une chanson.
Une chanson si douce,
Comme son cœur et sa voix.
Je le surprenais, les larmes aux yeux.
Il s’empressait de les nettoyer
Car il n’voulait pas
Se laisser voir si faible si impuissant.
Nous étions seuls et pensifs.
Il appuya sur moi sa tête,
Qui était aussi légère qu’une plume.
Je ressentais dans mon coeur,
Des douleurs si immenses.
Les siennes mêlées au miennes.
Je voulais crier haut et fort,
Mais je me retenais.
Je devais être forte pour lui.
Il ne devait voir aucune larme,
Couler sur mes pauvres joues.
Tristement je posais mes lèvres,
Sur sa bouche dorée,
Qui était remplie de pleurs,
de Confessions qui
plus jamais ne sortiront.
C’était sa douleur,
Qui avait reçu,
Mon doux baiser solitaire.
Je l’embrassait longuement.
Il était si froid et perdait de ses couleurs.
Voilà, cela fait maintenant deux ans,
Qu’il fut mis au tombeau.
Et tristement,
Mon chaste amour si pur,
S’était évanoui dans cette salle.
Quand je le vis abandonner son dernier souffle.
J’avais perdue goût à la vie.
Il était devenu un ange,
Que Dieu a rappelé à lui.
Nos doux moments,
Nos chansons, nos rêves de gosse
et notre amour, si pur, si chaste,
Que deviendront-ils?
Paix profonde à ton âme.
Adieu à ce regard si jeune et si pur.
Je me dois d’être forte,
Pour nous deux ici sur terre.
Vas-y et dors bien.
Je t’aimerai….

Goddess Tia

Photo Credit: Pinterest