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Pensif et agressif dans mes vers, j’ai des motifs relatifs. C’est démonstratif puisque mon égrotrip n’est pas celui d’un fugitif impulsif. Dans mon cas, tout est décisif. J’ai du punch dans les rimes à caractère destructif Mais je reste dubitatif. Du lourd, je prépare, Telle la peste, je viens tout niquer d’un seul coup. Bientôt lyriciste confirmé. A la tâche, je me tue sans revolver C’est plus lent mais plus sûr Si tu veux on s’essaye sans un test avec un texte. Les vers, je les gère sans prétexte. Mes rimes, je les place selon le contexte. Misère de savoir que nous faisons tout pour plaire. Mais qu’avec nos ailes de prolétaires, les aigris veulent faire de nos airs des chimères. C’est l’ère de l’envol, pour nous, le quai est tout près Même si l’heure en vrai est aux vulgaires subjectifs. Unijambiste et solitaire, je trace ma route sans équerre. Prolétaire avec la haine des bourgeois, je traine un rêve au poker avec les pairs. Ça me déchire mais je reste vrai. Un poète solitaire sans salaire ni carrière qui persévère en écrivant ses vers acerbes. Le but est d’écrire à la lumière d’une bombe même en étant le Shadowriter. Je sais que ça perce et transperce sans jamais blesser en vrai. Mon texte, ça fait taire les haineux qui vocifèrent et transgressent comme Lucifer en enfer. Incompris comme toujours je parle au silence pour le faire taire comme à ces jaloux qui hantent ma terre. Ma plume se tarde sur les dérives de l’instinct grégaire par la circonvolution des mots drus qui pour eux sonnent précaire. Ma plume dit, ici c’est misère, galère, taf sans salaire, trop de rêves en mer qui laissent le visage amer. Je regarde le visage de ma mère, rien de quoi être fier, Sinon se confier à de funestes pierres. Des pierres de prières, des prières de pierres. Ok ! Là je reviens à mon slam sans être passif. Ta misère, c’est quand je suis actif, ces mots qui te portent, te transportent à la porte de cet apéritif sans préservatif que tu kiffes.
#Shadow!
#WriterSpirit!
Paterne Freeman Shadowriter