Avril le 10 de l’An 17

Chère Vanessa,

A toi, j’ai bien de choses à dire.
Dans ta réponse à ma missive, si à toi elle parvient, rassure-moi que tout va bien. Car pour toi, je ne demande que le meilleur toutes les fois que je me retrouve les yeux rivés vers le ciel au créateur, priant.
Ton corps si loin n’a pas pu détacher mon cœur toujours lié au tien. Hier, j’ai eu une terrible gueule de bois, et pourtant je n’ai rien pu boire. A toi, je l’avais bien promis, souviens-toi. Je n’étais ivre que de la forte émotion créée par ton absence qui chaque jour me pèse dessus.
A maintes reprises, prisonnier de mon imagination, j’ai pris le risque de considérer une vie à moi dans laquelle tu n’existais pas.
Plus de pleurs que de joie,
Plus de solitude intérieure que d’ambiance.
Même entouré des êtres pour qui je comptais, je n’ai pas eu le cœur de profiter de cette immense vie dont l’univers m’a gratifiée. Je croyais t’avoir laissée partir mais très souvent, j’ai l’impression de te suivre.
Te demanderais-je de revenir vers moi, ce serait bien égoïste de ma part j’estime. Alors vas et vis. Respire le bon air de toutes tes aventures mais de temps à autre, promets-moi de te souvenir de ce jeune homme dont le cœur à jamais brûle d’amour pour toi.
Le garçon solitaire,

In #Art_dans_les_Ruelles
Paterne Freeman Shadowriter

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