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#Previously on ‘’Elle m’a mordu”…..
Je ne voulais pas arrêter la conversation mais il le fallait. Quand on rencontre une femme pour la première fois, on a toujours ce sentiment de vouloir lui parler constamment. Cela ressemble à un plan marketing parce que l’expérience m’a appris que ce sentiment ne dure pas toujours. C’est pareil pour les filles. Mais elles, elles ont parfois plus de cœur que nous. Les mecs aiment prouver qu’ils ont le contrôle. Qu’ils ne sont pas vulnérables. Ce n’est qu’une façade. La plupart du temps. J’étais arrivé sur les lieux du crime. Je restai quelques secondes à revivre la scène dans ma tête. Tout ceci me faisait bien rire. Je me devais de rentrer à la maison pour suivre quelques épisodes de la saison quatre de #The_Originals, une série que j’aime beaucoup. Certains comprendront bien pourquoi.

**#Now**
Il était trois heures du matin quand je me réveillai. En réalité je ne dormais pas. J’étais juste dans mon lit, je tournais dans tous les sens. J’en voulais à la nuit. Je voulais qu’elle disparaisse au plus vite. Pour une fois, je tenais à ce que le jour se lève le plutôt possible. D’habitude j’avais envie de pioncer jusqu’à six heures du matin avant de me mettre à suivre quelques cours vidéo depuis mon ordinateur le temps de me préparer pour la nouvelle journée.
Aujourd’hui, tout était différent. Je n’avais nullement la tête à quelque cours que ce soit. Je voulais que sept heures du mat sonne pour que je lui envoie un texto comme elle me l’a demandé. Je m’en cognais si c’était trop tôt. Je passai une demi-heure à trainer sur les réseaux sociaux mais très peu de personnes étaient encore en ligne. Je ne pouvais discuter avec personne. Les quelques amis de Facebook qui étaient en ligne n’en étaient pas de vrais. Je me foutais royalement d’eux. Voilà une situation avec laquelle je ne me suis jamais senti à l’aise. A quoi ça sert d’avoir trois mille amis sur Facebook si vous ne discutez qu’avec une centaine tout au plus ? Craignos ! Ces réseaux sociaux, c’est une arnaque. Ils nous prennent tout notre temps pendant qu’ils se font de l’argent chaque fois qu’on se connecte. Galère ! Mais je ne devais pas trop me plaindre. J’ai appris à me servir des réseaux sociaux pour me faire connaitre plus en tant qu’écrivain. Je me sers bien d’eux pour bâtir un vrai pont pour l’une de mes carrières. Je sais. Vous vous posez des questions. Mais il faut bien dire la vérité. On ne vit qu’une fois alors je tiens à dire mes vérités avant que la faucheuse ne vienne m’arracher à la vie. Je n’ai jamais eu peur de la mort de toutes les façons. Walt Whitman a dit dans ‘Leaves of Grass’ “All goes onward and outward, nothing collapses, and to die is different from what any one supposed and luckier”. Cette partie du poème m’a toujours donné le courage d’affronter la mort avec le sourire. Alors je dis mes vérités.
Revenons maintenant au plus important. L’horloge se liguait contre moi. Difficilement quatre heures du matin. Je me décidai à continuer avec ma série de l’autre soir. Je voulais voir Klaus massacrer quelques petits vampires arrogants. Je dois dire que ce n’est pas Klaus qui me fascine le plus dans cette série. Non ! Certains me diront que c’est lui le meilleur, l’hybride, la brute et tout. Ils auront sûrement raison. Mais Elijah, oh, non, ce mec, le noble, son sens de la famille, « Always and Forever », je respecte ça. En réalité il est le seul à toujours mettre un peu d’ordre dans chaque merdier créé par les légendaires Mikaelson sur leur chemin.
C’était assez déconcertant de réaliser que même la série que je kiffais bien ne me donnait aucune envie ce matin-là. Je mis l’ordinateur en veille prolongée avant de me recoucher contre mon gré. La nuit jouait avec mes nerfs. Je compte bien l’avoir un jour. Avec le soleil, j’ai un plan. Bref, j’en parlerai dans une autre vie. Désolé je ne peux pas révéler mes plans avec le soleil. « Hwé vi wè nyi mi. »
Il était huit heures trente-sept quand je rouvris mes yeux. Je venais de réaliser que le sommeil avait eu raison de moi. Sous le contrôle inhabituel de mes émotions agitées, j’ai voulu me précipiter pour envoyer un message à Diarus mais je me rappelai d’une phrase de mon meilleur pote, « trop sensible et tu meurs. Tu aimes d’accord mais reste un vrai mec. » Il ne se rappellera même pas cet aphorisme. Le mec il m’apprend des choses même quand il ne parle pas. Vous n’avez pas idée. C’est ainsi que je pris la décision qui pour moi était surhumaine en ce moment précis d’attendre dix heures pour lui écrire. Je m’étonnais bien parfois. Il faut croire que les mecs ne sont pas aussi faibles qu’on le pense. Ils savent éteindre leur sentiment et faire régner leur raison quand il le faut. Plus précisément quand ils le décident vraiment. Oh, certains ne savent même pas que c’est possible. Encore une vérité. Galère ! Il y en a qui vont froncer les sourcils. On s’en……
Pendant que je rallumais mon ordinateur pour écouter de la bonne musique le temps de ranger mon appart de célibataire endurci, un quidam vint frapper à ma porte. J’attendis une trentaine de secondes avant de hurler ‘‘c’est qui ?’’. D’habitude je ne réponds pas quand on vient frapper à ma porte. Je me dis que si un pote devait passer, il me le ferait toujours savoir à l’avance. Règle de base. J’accorde beaucoup d’importance aux principes de base. Sans principe, l’homme n’est qu’un vulgaire suiveur vulnérable. Je trainai les pas pour ouvrir la porte. Juste là, se tenait l’un de mes voisins qui ne m’avait encore jamais adressé la parole. J’étais surpris et une sensation de pétoche traversa mes burnes. Il me cherchait quoi le quidam me dis-je.
-‘’Salut mec,’’ me lança-t-il.
– ‘’Yeah, s’lut monsieur.’’ Lui répondis-je sans intérêt.
– ‘’Ta petite amie était là plus tôt. Elle a essayé de te joindre sans succès. On pensait que tu étais sorti parce qu’elle a frappé plusieurs fois sans réponse.’’
– ‘’Ah Ouais ? Elle vous a laissé son prénom ?’’ Demandai-je surpris.
– ‘’Anick, c’est bien elle ta p’tite amie pas vrai ?’’
– ‘’Euh… Yeah ! Et elle a dit avoir appelé sans réponse ?
– ‘’J’ai aussi essayé avec mon portable mais tu étais injoignable mec. Voilà, elle m’a fait promettre de te le faire savoir quand je te verrai. J’ai senti que tu avais ouvert ta fenêtre alors je suis passé tenir ma promesse.’’
-‘’Oh, merci mec ! Bizarre, on ne s’était encore jamais parlé.’’ Lui dis-je pour paraître poli. En réalité, je n’en avais rien à faire. Pour moi, moins tu traines avec les gens, mieux tu te portes. De toutes les façons, la camaraderie de voisinage ne m’a jamais intéressé. Les gens deviennent bizarres quand tu commences à trainer avec eux dans ton voisinage immédiat. Les quelques potes pour qui je ressens un vrai amour de ‘’bro’’ me disent souvent que je suis un peu trop parano. On s’en fout. Ils sont trop humains. Lol !
-‘’ Yeah, pas le temps de jouer au bon voisin mec. Aller à plus.’’ Me lança-t-il au visage en s’éloignant.
Il n’a pas osé ! Le fils de p… ! Galère ! Je venais de recevoir une baffe littérale. Je n’en croyais pas une seconde ce qui venait de se passer. Pouvait-il lire dans ma tête ? Mais le Karma ne fonctionne pas comme ça non ? Si ? Je fis gentiment demi-tour en claquant la porte derrière moi. Il allait me le payer celui-là. Pour le moment, mon attention était ailleurs. Je me dirigeai vers ma petite table pour prendre mon téléphone. Il était vraiment éteint, ce qui me surprit assez. Je me rappelai plus tard l’avoir éteint à quatre heures du matin avant de me recoucher. Je voulais éviter d’écrire à Diarus avant le lever du soleil.
Je pensai une seconde à Anick. Pourquoi serait-elle venue me voir sans m’avertir ? On n’avait pourtant pas prévu de se voir. Ce n’est pas dans ses habitudes de débarquer sans prévenir. Enfin plus maintenant. Au départ, elle se faisait le plaisir de me faire des visites surprises qui n’étaient pas de mon goût. Je n’avais ménagé aucun effort pour lui faire comprendre le danger de ce comportement lequel pour moi était une preuve palpable du manque de confiance. Elle connaissait assez le mec avec qui elle était dans la relation. Cette connaissance de l’homme lui avait soufflé un vent de sagesse qui la poussait à m’avertir la veille avant de débarquer. Ma liberté, mon champ de solitude. J’y tiens beaucoup. On peut ne pas comprendre. Pas grave.
J’envoyai un message à Anick après avoir réfléchi une dizaine de minutes. Je me devais de lui écrire. Si elle avait pu débarquer ce matin, elle pouvait le refaire si de mes nouvelles elle n’avait pas. Elle savait s’attacher celle-là. J’avoue que j’aime bien ça chez elle. La plupart du temps. Je ne voulais pas qu’elle débarque pendant la visite de Diarus. Oh non, pas de scandale chez moi. Surtout en ces moments où je suis bien confus et agité émotionnellement.

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A bientôt pour l’#Episode 10.
Ça va devenir…….
Par
Paterne Freeman Shadowriter

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