Elle était là, la poitrine en avant sur le balcon. Il était tard. Il était déjà une heure et trente du matin. La rue était bien déserte. De ma fenêtre grandement ouverte je pouvais voir tout son corps. Elle en avait un de rêve. Dehors, le ciel pleurait. Ma vie de couche-tard me gardait en éveil. Il faisait un froid humide. Je la trouvais bizarre. Elle ne semblait pas être dérangée par la fraîcheur qui faisait sa loi. Elle ne portait qu’un string. Je n’arrivais pas à bien définir la couleur. Elle fumait une clope. Enfin je l’espérais. Je ne voyais que le bout du feu depuis sa bouche. La marijuana, je déteste. Elle me faisait bander. Je l’avoue. J’hallucinais. Je suis bien l’esclave de mon imagination trop fertile. Je voulais voler vers elle et lui faire des choses cochonnes. Là, juste sur le balcon. Elle ne m’avait pas remarqué. De ma fenêtre, j’avais l’angle parfait. Je me faisais des idées. De très perverses. ÉtaitAmber-Rose-du-gros-booty-au-balcon-!_portrait_w674-elle seule ? Dans cette nuit profonde et humide. Elle ne semblait pas avoir besoin de compagnie. Je pouvais lui faire des choses  qui dépassent toute imagination commune, pensai-je. Je m’imaginais des scènes sans faire le moindre pas. Elle pourrait me remarquer et partir. Surtout je la voulais là. J’avais les yeux braqués sur ses nichons. Elle en avait de très beaux. De ma fenêtre, je pouvais entendre les deux bouts de ses nichons m’appeler. L’envie était hallucinante. Des larmes d’envie me coulaient des yeux. La lumière de son balcon m’en voulait. J’étais bien décidé. Je souffrais. Oui, je bandais comme un taureau. Je n’étais plus maître de mes idées. Elle violait mon esprit si ouvert. Elle me donnait des envies voraces, je suais. Même pour un chasseur bien expérimenté, c’était chaud. Son visage avait une symétrie parfaite et arborait un sourire sarcastique. Je me demandais à quoi elle pouvait bien penser. Oups ! La poisse ! Mon téléphone venait de sonner. Je bougeai. Instinctif. Elle me vit mais ne sembla s’inquiéter. Elle venait de jeter le reste de sa clope. Je rejetai l’appel en éteignant le téléphone. J’étais en colère. Peu importe celui qui venait d’appeler. Il venait de tout foutre en l’air. Que peut-on bien me vouloir à une heure si tardive ? La nuit est faite pour dormir, pensai-je tout bas. Je réalisai bien l’ironie de ma pensée. J’en souris avec une perversité qui m’était unique. Je la vis faire un mouvement de sa main gauche. La belle torturait mon génital. Il était foutrement sec et me faisait mal. Je me positionnai pour mieux voir le mouvement de la main. Je ne réfléchissais plus. Ma raison était éteinte. Seule ma verge me guidait. Je devais halluciner, c’est sûr, pensai-je. Elle m’appelait d’un signe, la belle. Elle voulait que je la rejoigne. J’eus du mal à croire. Je fuis m’asseoir dans mon lit. La voisine d’en face allait commettre un homicide. Mon cœur lâchait. Une seconde, deux, pour moi, c’était une éternité. Je n’en pouvais plus. Je voulais en avoir le cœur net. Advienne que pourra. Je repartis vers la fenêtre. Elle était calme et plus belle. Elle me fit signe de venir. Je mis un pyjama et dévalai rapidement les escaliers. Oups ! Ma porte. Elle était restée ouverte. Je n’avais pas mis  la serrure. Je m’en cognais. Il était tard. Personne ne voulait à mon monde informatique, pensai-je en courant sous la nuit pendant que je traversais la petite rue. Je montai au premier. Appartement 6, la porte était ouverte. Je rentrai sans me faire inviter. Elle était là, la bête dans toute sa grandeur. Elle tenait une serviette qu’elle me tendit. Je n’avais d’yeux que pour sa poitrine. Je sentais un liquide au bout de mon phallus. Elle n’était plus en string. La belle était dans sa peau d’Eve. Je voulais la dévorer. J’avais peur de passer pour le con. Trente secondes de perdu. Sa jolie voix venait de me ramener sur terre.

  • Besoin d’une serviette ?
  • Oooh oui, meerrrci. Je pris la serviette pour me nettoyer le visage.

A peine avais-je enlevé la serviette de mon visage quand je remarquai que la bête me prenait par la taille. Je me laissai aller sans poser de question. J’étais au ciel. Ou en enfer. Pour moi, c’était pareil. Elle m’embrassait. Elle avait un gout de miel. Je savourais. Ses petites lèvres me faisaient perdre la tête. La bête était une vraie sauvage. Elle s’y connaissait. Quelques minutes passaient. Nous étions au sol au salon. La bête me chevauchait avec une voracité sans pareille. Je jouissais. J’avais les bouts de ses nichons en mains. Ses longs cheveux me tombaient sur la poitrine. Elle sentait bon. Elle me faisait des choses. J’étais dans un état second. Je pris la bête et la retournai le dos au sol, les deux jambes en l’air. Je la pénétrais profondément. C’était l’extase. J’étais fier de moi. Ça a duré un moment. La bête venait de prendre le dessus. Elle se remit à me chevaucher de plus belle. Quatre-vingt-dix-sept minutes d’horloge brûlées. Je manquais de souffle. La bête ne semblait pas être sous le poids de la fatigue. Elle avait un appétit vorace. Je voulais lever le drapeau blanc, je voulais démissionner. Elle était trop en chaleur. Je ne voulais pas non plus perdre ma virilité. Après tout j’avais supporté jusque-là. Je jouissais aussi bien qu’elle. Encore une quinzaine de minutes. Ça devenait de plus en plus fort. Je la gardais par la hanche. La sienne était superbe et bien dessinée. Je sentis mes poumons me quitter. J’allais y passer. La bête émit un long gémissement et inonda mon corps déjà en sueur d’un liquide qui provenait de son sexe. Elle venait de jouir. J’étais sauvé. Elle s’écroula à côté de moi sans dire mot. Elle me fixa dans le regard et sourit. Je fis la même chose. Je sentis quelque chose sous mon corps. Je levai la main pour voir. C’était son string. C’était fin, de couleur bleue foncée. Je me nettoyai le visage avec. Elle me sourit de plus belle et ferma les yeux.

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